Au secours, je suis admissible !

Au secours admissible oral concours

Combien d’entre nous, nous sommes déjà retrouvés dans cette situation ou avons entendu cette phrase empreinte de panique de la part d’un collègue : « Au secours, je suis admissible !!! ».

Et si on commençait par se faire (un peu) confiance

Valoriser ses succès et apprendre à se faire confiance est le début du travail que je propose à la plupart de mes clients en coaching de préparation de concours.

Fréquemment, les personnes qui me contactent après avoir appris leur admissibilité, semblent surprises et presque déstabilisées, d’être admises à l’oral. Nos premiers échanges tournent alors autour de ce sentiment d’impréparation voire de panique à l’idée des épreuves à venir. Elles se sentent incapables de réussir, illégitimes, bref elles manquent de confiance en soi et ont souvent du mal à gérer leur stress.

Il s’agit alors, avant même d’entamer le travail de préparation des épreuves orales, de reposer les choses. Comment en êtes-vous arrivés là ? Pourquoi avoir voulu / vouloir passer tel concours ou examen ? Quel sens donnez-vous à cette démarche ? Qu’en attendez-vous ? etc.

Nous pouvons ensuite repositionner les épreuves à leur « juste » niveau : qu’est-il réellement, objectivement, attendu lors des oraux ? Quel est selon vous le niveau de connaissances et de compétences requis ? Qu’est-ce que vous devez absolument mettre en avant ? etc.

Autant de questions pour tenter d’amener le candidat à réévaluer, de la manière la plus factuelle et positive possible, son niveau au sens global, c’est-à-dire ses connaissances, compétences, qualités, motivation, projet professionnel ainsi que le niveau attendu par les examinateurs. Un peu comme une balance dont on chercherait à rééquilibrer chaque côté pour tendre vers un meilleur équilibre.

Pour détendre l’atmosphère, j’aime répéter à mon client-candidat « Bravo ! Première étape franchie, félicitations ! ». Au fur et à mesure des échanges et du degré de libération que s’autorise le candidat, il parvient à ressentir une forme de satisfaction que nous utiliserons ensuite en levier de motivation et en ressource pour appréhender les épreuves plus sereinement.

Plus vous vous sentirez légitime, plus votre prestation sera convaincante

Changeons un peu de prisme sur les oraux – que ce soit des oraux de concours, d’examen professionnel ou de recrutement. Si nous mettons de côté toutes les représentations générées par ces épreuves, si nous ne nous attachons pas, pour l’instant, à regarder du côté du sentiment de confiance ni de celui des connaissances et compétences de fond qu’il faudra démontrer, il reste un moment d’échanges où une personne va essayer de démontrer à d’autres, qu’elle est à sa place ou en tout cas peut l’être à court ou moyen terme.

Il s’agit finalement d’établir un dialogue constructif et confiant pour amener ses interlocuteurs à voir un pair, un collègue, une personne avec laquelle ils ont envie de travailler. Que le candidat en soit pleinement convaincu ou qu’il rêve à l’être, il devra parvenir à faire passer au jury le message suivant : « Je peux le faire ». Et, bien entendu, ce message sera reçu seulement si la personne y croit, au moins un peu. Comment en effet être jugé crédible et être recruté si tout, dans son discours ou sa posture, dit « Je n’en suis pas capable » ?

Boostez votre estime de soi

C’est l’estime de soi qui va permettre au candidat admissible de communiquer au jury son potentiel et le bien-fondé de sa démarche. Beaucoup parleront de posture, c’est très juste, et derrière cette posture convaincante, se trouve souvent sa propre conviction en ses capacités. C’est peut-être pour cela que certains ont parfois le sentiment que ce ne sont pas les « bonnes » personnes qui sont reçues ou recrutées. On entend parfois dire que les « chanceux » n’ont pas les compétences, qu’ils ont fait bonne impression mais c’est tout, qu’il n’y a rien derrière … Peut-être, mais en attendant, ils ont fait la première partie du travail, celle qui permet à un jury ou à des recruteurs d’aller creuser. Ces candidats reçus se sont projetés dans le poste auquel ils aspirent et ont défendu le bien-fondé de leur démarche. Ils ont cru en leur succès et l’ont communiqué lors de leur oral.

Certains sont plus à l’aise que d’autres pour ce type d’exercices. Certains y sont plus coutumiers aussi. En toute hypothèse cela peut s’acquérir.

Cette manière de s’exprimer avec aisance et conviction, pour amener ses interlocuteurs à suivre et à acquiescer à ses propos, s’apprend. Mais il faut être honnête, pour certains le travail sera long parce que la construction de l’estime de soi et de la confiance professionnelle prend du temps.

Néanmoins, en coaching, j’observe souvent des déclics très rapides chez mes clients-candidats qui, sans qu’ils changent complètement de regard sur eux-mêmes, parviennent, pour les oraux qu’ils préparent, à tendre vers plus de confiance et à opérer une transformation dans la manière dont ils vont se comporter et présenter les choses.

Un peu comme un acteur lorsqu’il monte en scène incarne son personnage, le candidat devient, pour le temps des épreuves, le professionnel qu’il aspire à être. Il n’a alors « plus » qu’à dérouler le travail qui l’a mené à cet entretien, à valoriser son parcours, ses compétences et à partager ses ambitions.

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