Dernière ligne droite ….

C’est la dernière ligne droite.

Vous travaillez depuis des mois sur ce fameux concours. Les écrits sont dans quelques jours et plus l’échéance approche, moins vous y croyez. Vous doutez de vous, du sens de la démarche. Vous vous sentez fatigué, votre moral est en berne, votre motivation au plus bas, bref vous avez envie de laisser tomber.

C’est normal! Préparer un concours pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, c’est épuisant. C’est long, astreignant, contraignant, ingrat et il est bien normal que parfois, on ait envie de tout envoyer balader. Honnêtement, quel candidat aux concours ne s’est jamais demandé pourquoi il s’était engagé dans cette galère?!!

Il se peut aussi que vous ayez peur. Or, une des manifestations bien connues de la peur, c’est la fuite. Est-ce que votre baisse subite de motivation et de confiance ne viendrait pas du fait qu’inconsciemment, si vous vous convainquez dès maintenant du fait que vous allez échouer, alors si cela arrive, vous ne serez pas déçu ? Ou plus radical encore, si vous ne vous rendiez pas aux épreuves au motif que vous n’êtes pas prêt, alors effectivement, vous seriez sûr de ne pas échouer.

 Alors, que fait-on ?

1. On se repose et on relativise

La première chose que l’on apprend en gestion du stress, c’est que tout est question de perception. Pour faire simple, imaginez une balance entre d’un côté la perception, l’idée que vous vous faites de vos propres ressources et compétences et de l’autre, celle que vous vous faites des attentes du jury, du niveau du concours et des autres candidats.

Forcément, si vous vous percevez comme « nul » et si vous imaginez qu’en face, il n’y a que des génies, votre balance est totalement déséquilibrée et votre stress est au maximum. Mais tout cela est extrêmement subjectif, non ?

Alors on relativise ! Et pour cela, on se repose, on se relaxe, on se détend et on essaie d’objectiver les choses. Est-ce que vraiment vous n’avez aucune compétence, du tout ? Aucune connaissance ? Aucune qualité ? Mais non bien sûr ! Allez, cherchez et listez tous les moments de réussite, les succès, les points positifs que vous avez et acceptez, aussi, d’en tenir compte.

Et en face. Tous les lauréats de ce concours sont-ils vraiment des super stars ? Ils sont tous plus compétents ? plus diplômés ? plus intelligents que vous ?? Non bien sûr !

2. On met en place une stratégie de réussite

En pratique, on arrête immédiatement de tourner en boucle sur le fait qu’on n’est pas légitime et blablabla ; qu’on n’est pas capable re blablabla ; qu’on est moyen et qu’il y aura toujours meilleur ; qu’on n’y arrivera pas ; que c’est pas pour nous ; etc etc. Bref, on stoppe tout de suite la spirale de l’échec qui ne sert qu’à nous angoisser un peu plus et nous faire douter de nous. Et on redevient objectif et pragmatique. Vous n’avez quand même pas passé tous ces mois à travailler pour vous laisser submerger maintenant par une vague de stress déstabilisatrice dans la dernière ligne droite ?

Alors, sans culpabiliser, grâce au travail de respiration, de relaxation et surtout d’objectivation mis en place précédemment, on repositionne les choses.

Non, vous n’avez pas tout, toujours, raté dans votre vie.

Vous avez travaillé, depuis de nombreuses semaines, sur ce concours.

Vous êtes légitime, tout autant que les autres, à réussir ce concours.

Vous avez déjà vécu des réussites et il n’y a aucune raison objective que ce soit différent cette fois ci.

Finalement, vous allez vous conditionner. Vous allez répéter, pour finir par l’intégrer, que Oui, ça peut marcher. Vous avez votre place, vous avez votre chance. Vous êtes prêt à donner le meilleur de vous-même et pour cela, vous allez rester concentré sur ce qu’on attend de vous. Vous allez « faire le job » sans qu’un stress négatif ne vienne vous paralyser parce que c’est ce à quoi vous vous préparez depuis le début.

3. On se fait confiance et on y va à fond

A ce moment-là du concours, que vous soyez capable de vous ancrer en profondeur dans une stratégie de réussite, que vous parveniez à vous faire sincèrement confiance ou que vous en soyez en méthode Coué du conditionnement (ie « Je vais bien, tout va bien ! « ), peu importe.

Ce qui compte c’est que vous soyez positif et combattif. Les épreuves sont maintenant. C’est la dernière ligne droite, le sprint final, il faut tout donner. Si vous devez douter, faites-le après ! Pour l’instant, ce qui importe, c’est donner le meilleur de vous. Mettez en pratique ce que vous avez travaillé durant ces derniers mois. C’est le moment, votre moment, pour tenter votre chance et décrocher le concours.

Si je devais résumer de manière triviale mon propos sur l’attitude à adopter dans les jours qui précédent les épreuves, je dirai « fichez-vous la paix, vous vous rendrez service ».

Ne laissez pas votre stress, vos croyances négatives ou vos craintes, mettre à mal tout le travail que vous avez fait jusqu’alors. Ne vous laissez pas déstabiliser par la peur.

Risquez-vous à y croire parce que c’est certainement la meilleure manière pour être capable de donner le meilleur de soi. L’idéal est bien sûr d’arriver serein le jour des épreuves, conscient du chemin parcouru et confiant en ses capacités à poursuivre. Mais à défaut, gardez la tête froide, concentrez-vous sur ce qu’il y a à faire (et non sur ce que vous pensez que vous auriez dû faire en amont, ou sur ce que vous pensez que les autres vont faire lors des épreuves). Allez-y, c’est le moment. Donnez le meilleur de vous, soyez concentré, vous avez déjà parcouru la moitié du chemin, toute cette partie solitaire du travail en chambre, de préparation et d’assimilation, pour arriver au meilleur moment, celui de la production.

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