L’engagement, ou la question du solidaire au sein du réseau Boost, partage d’un point de vue

L’engagement, ou la question du solidaire chez Boost, c’est d’abord une histoire de copains. Des personnes et des personnalités, qui se sont rencontrées lors de leur formation de coach, et qui, pendant une année, ont travaillé ensemble les apprentissages de la pratique et de la posture de coach.

Pendant cette année de réflexions et d’introspections, de (re)découvertes de nouveaux horizons, ces professionnels du coaching en voie de certification, avec leurs bagages, leurs qualités, leurs ressources mais aussi leurs limites et leurs freins, sont devenus une famille. Le terme n’est pas trop fort à mes yeux. Famille au sens de personnalités et perspectives différentes, mais rassemblées par une finalité commune : exercer, en toute rigueur, sérieux et professionnalisme, un métier en pleine structuration.

Ce champ des possibles a permis à ces rêveurs créatifs, d’imaginer que, non seulement, ils allaient devenir, porter, incarner, un coaching responsable ; mais aussi, ils allaient contribuer à le façonner, le bousculer, le faire grandir. Aucune prétention là-dedans. Simplement l’envie de participer à une œuvre à laquelle, chacun à sa manière, croit fermement.

Il s’agit là du premier niveau de l’engagement du réseau Boost : promouvoir un coaching responsable, écologique, ontologique.

Le second niveau de l’engagement fait écho directement aux personnalités.

Avec du recul je me rends compte que nous avons tous choisi pour nos sujets de mémoire, des thèmes qui, peu ou prou, relèvent de l’engagement solidaire. Une proposition de coaching des publics vulnérables (femmes prostituées, porteurs de VIH, jeunes en difficulté, etc. ), ou une approche du coaching tournée vers l’autre (par exemple l’accompagnement des femmes en couveuse).

Je me souviens que c’est à l’issue de ma soutenance de mémoire que Florence est venue me voir. Nous ne nous connaissions pas. En substance, elle m’a dit « J’ai aimé ton approche. Avec les copains, on réfléchit à des projets ensemble, du solidaire mais pas que, est-ce que ça te branche ? ». Je lui ai répondu « J’ai trouvé ton projet audacieux, hors cadre, mais il fait sens. Si tu as besoin de moi, j’ai du temps ». On a échangé nos coordonnées. 6 mois après j’ai intégré ce qui, entre temps, grâce aux contributions de tous les potes de la première heure, était devenu un réseau de coachs.

Chacun de nous aura son explication des raisons qui l’ont amené à participer, en choix ou en opportunité, à des projets solidaires.

Chacun de nous sait à quoi cela fait écho chez lui.

En revanche, je pense que tous, sommes unis par une envie, peut être même un besoin, celui de se sentir utile, de répondre à quelque chose qui fait sens pour nous. Les actions solidaires mises en place par le réseau en sont la résultante.

Sur le fond, et conformément à son engagement initial, le réseau Boost s’est attaché à initier et à porter des projets collectifs qui sont, certes solidaires, mais qui incarnent aussi une pratique responsable et rigoureuse du coaching.

Je veux le souligner parce que l’engagement solidaire en coaching pour Boost n’est pas, et ne doit pas être, du « bénévolat à la tout-va », sans regard ni suivi des actions menées, encore moins avec des coachs bénévoles livrés à eux-mêmes.

Pour illustrer ce propos, je partagerai deux questions : les sociétés de professionnels du coaching n’ont-elles pas toutes actées que la pratique du coaching, pour le « bien-être » de la relation de coaching, doit être rémunérée ? Le code de déontologie produit par ces mêmes autorités, n’acte-t-il pas que la pratique du coaching doit-être supervisée ?

Boost n’a rien inventé dans sa proposition d’engagement solidaire. Le réseau a simplement respecté ses engagements, personnels et auprès de ses pairs, d’un coaching responsable.

A mes yeux, Boost c’est cette conviction que le coaching doit être pratiqué avec rigueur, parce que c’est cette rigueur qui permet de penser, et de créer, hors champs conventionnels.

La certitude aussi qu’ensemble on est plus fort. L’intelligence collective nous dépasse tous, parce que nous venons d’horizons différents, de métiers, pour ne pas dire de mondes, différents.

C’est aussi l’envie de bâtir nos projets individuels et de s’aider réciproquement pour le faire.

C’est enfin le désir de contribuer à quelque chose de « supérieur », qui nous sort de nos cadres et nos champs de compétences habituels, parce que d’autres que nous, à un moment, en font la demande. Je parle ici des projets solidaires.

Et je le répète, c’est parce que nous avons, et nous défendons ce cadre d’exercice, que tout devient possible. C’est parce que nous veillons à notre bien-être, et à celui des coachs qui acceptent de nous accompagner sur tel ou tels projets, que nous pouvons pratiquer, de manière pérenne, j’avais même envie de dire, de manière saine, des actions solidaires de coaching.

Partager cet article